Intervention Ventre

Abdominoplastie Lyon

La ceinture abdominale est une zone fréquemment abîmée par les grossesses et les variations de poids. La peau, la graisse et les muscles sont traités lors de l’abdominoplastie

1. PRINCIPE DE L’INTERVENTION


Le but de l’intervention est de restituer à l'abdomen une apparence harmonieuse. Elle consiste à réduire chirurgicalement l’excédent de peau et de graisse en retendant les tissus vers le bas, au prix d’une cicatrice basse cachée par les sous-vêtements. Parfois il est parfois nécessaire de resserrer les muscles abdominaux, de corriger une hernie ou de pratiquer une liposuccion. Le nombril est replacé en position correcte en fin d’intervention.


2. CONDITIONS PREALABLES A L’INTERVENTION


Un poids normal ou proche de la normale est souhaitable avant l’intervention. Un bon état de santé physique et psychologique est également nécessaire. Le bilan pré-opératoire est obligatoire, et doit être effectué à la clinique dans les semaines qui précèdent l’intervention. Il comprend une consultation par le médecin anesthésiste et des examens sanguins. L’arret du tabac est vivement conseillé.


3. L’INTERVENTION CHIRURGICALE ET L’HOSPITALISATION


La patiente est hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention. Le chirurgien prend les photos et trace les dessins pré-opératoires. L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou locorégionale et dure environ une heure et demie. Ensuite, la patiente est placée en salle de réveil pendant environ une heure. Les douleurs sont quasiment inexistantes sauf en cas de réparation de la paroi musculaire. La patiente porte un pansement compressif et deux drains. Le premier pansement est fait le deuxième jour puis environ tous les deux jours. Les drains sont retirés le jour du départ.

En position allongée, les jambes sont légèrement fléchies pour détendre la cicatrice. La position assise est interdite pendant quelques jours. La gaine compressive doit être portée 24h/24. Le levé des le lendemain de l’intervention et la marche sont indispensables pour éviter l’apparition de phlébite. La prescription d’injection d’anticoagulants est nécessaire. La durée d’hospitalisation est de 4 jours en moyenne.


4. LES SUITES OPERATOIRES


Les pansements sont refaits à domicile par une infirmière tous les 2 ou 3 jours. La patiente est revue par le chirurgien vers le quinzième jour pour surveiller la cicatrisation. Il n’est pas nécessaire de retirer les points de suture qui sont résorbables. Les pansements sont alors arrêtés et la patiente peut prendre des douches.

Les bas anti thrombose sont gardés 10 jours. En cas d’œdème ou de liposuccion, une gaine compressive doit être portée pendant 1 mois. Les bains et autre hammam sont autorisés s’il n’existe plus de croutes sur la cicatrice. La reprise du travail est possible après 3 semaines, et le sport après 2 mois. Dans certains cas, et en particulier chez les patients qui ont déjà bénéficié de cette intervention les drains sont laissés en place une dizaine de jours. Cependant le retour à domicile est possible. Les consultations à 2 mois, 6 mois et 1an, permettent de juger de l’évolution du résultat.


5. CICATRICES et RESULTAT


Le résultat est acquis en 2 mois, et le dégonflement final en 4 mois.
La cicatrice est une séquelle obligatoire de cette chirurgie. Notre but est d’obtenir une cicatrice de la meilleure qualité possible. Son évolution dure de 6 à 12 mois. Elle est fréquemment rouge et indurée au cours des premiers mois, période pendant laquelle elle doit être protégée du soleil (écran total).

La qualité de la cicatrisation dépend de la technique chirurgicale et de facteurs propres à chaque patiente (tabagisme, âge, origine ethnique, type de peau...). Leur massage permet d’accélérer leur évolution. La longueur et la disposition de la cicatrice sont variables selon les patientes et vous seront précisées par le chirurgien.


6. LES COMPLICATIONS


Toute intervention chirurgicale, sous anesthésie, comporte des risques dont l’énoncé est une obligation légale. Ces complications sont rares et dépendent de l’état général du patient, et de la complexité de l’intervention ; elles sont majorées par le tabagisme.

Il existe des complications locales, qui peuvent être constatées immédiatement après l’intervention :
- allergie au pansement (qui doit donc être retiré)
- epanchement de lymphe
- hématome (dont l’importance peut imposer une intervention en urgence)
- désunion de la cicatrice
- infection
- nécrose cutanée

Les complications générales dépendent plutôt de l’anesthésie ou de l’installation :

- parésie ou paralysie des membres supérieurs
- phlébite
- embolie pulmonaire
- allergie aux produits anesthésiques
- arrêt cardiaque

Les complications peuvent allonger la durée d’hospitalisation, de soins et d’arrêt de travail.

Les séquelles à distance de l’intervention sont rares :
- douleurs
- sensations de picotements
- diminution ou perte de la sensibilité de la peau du ventre ou de la face externe des cuisses
- anomalie de la cicatrice (hypertrophie, chéloïde, dyschromie, élargissement...)


7. REMARQUES


En cas de résultat insuffisant, une retouche chirurgicale est toujours possible sans demande d’honoraires. Une grossesse ou une variation de poids peuvent altérer durablement le résultat.


8. CONCLUSION


Cette note d’information a pour but de vous informer clairement sur votre intervention. C’est une obligation légale du chirurgien. Tout point peut être précisé à votre demande. L’avis d’autres chirurgiens peut vous aider à prendre votre décision..

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