Intervention Seins

Augmentation mammaire Lyon

La forme et le volume des seins varient considérablement au cours de la vie. Les raisons en sont nombreuses: grossesses, allaitement, variation de poids... Le sein est constitué de glandes et de tissus graisseux, contenu dans une enveloppe cutanée dont le sommet est le mamelon.

- L’aplasie mammaire est l’absence totale de glande mammaire.
- L’hypotrophie mammaire est un volume trop faible des seins par rapport à la taille et au poids.
- La ptose mammaire est une distension de la peau qui entraîne le sein vers le bas.


L’hypotrophie et la ptose peuvent être associées. La gêne est esthétique et psychologique.
Quelques rares cas peuvent faire l’objet d’un remboursement par l’assurance maladie après entente préalable.

1. PRINCIPE DE L’INTERVENTION


Le but de l’intervention est de restituer une silhouette harmonieuse au prix de cicatrices réduites.
Elle consiste à augmenter le volume du sein en introduisant une prothèse mammaire par une petite incision cutanée.


2. CONDITIONS PREALABLES A L’INTERVENTION


Un poids normal ou proche de la normale est souhaitable avant l’intervention. Un bon état de santé physique et psychologique est nécessaire.
Le bilan préopératoire est obligatoire, et doit être effectué à la clinique dans les semaines qui précèdent l’intervention. Il comprend une consultation par le médecin anesthésiste et des examens sanguins. Une mammographie de dépistage est exigée pour toute femme de plus de 40 ans.


3. LE CHOIX DES PROTHESES MAMMAIRES


Les prothèses sont composées de deux parties :
     - l’enveloppe : Elle est constituée de silicone solide, comme les prothèses orthopédiques (donc inoffensive). Elle est lisse ou texturée (avec des aspérités).
     - le contenu de la prothèse: en France, seules les prothèses contenant du sérum physiologique et du gel de silicone sont autorisées. Les silicones liquides, les huiles et autres gels sont interdits.

La plupart des prothèses ont une forme de lentille. Pour chaque volume proposé, il existe un choix de cinq épaisseurs : plus l’épaisseur de l’implant est grande, plus son diamètre est réduit et donc plus grand est l’espace entre les prothèses. Le choix de l’implant est donc un compromis entre profondeur du bonnet et écartement des seins. Ce choix vous est expliqué en consultation. Mais il est parfois nécessaire d’utiliser des prothèses anatomiques, c’est-à-dire en forme de goutte, habituellement réservées à la chirurgie réparatrice.

La nature et le volume des prothèses seront déterminés avec votre chirurgien lors de la consultation. Pour éviter les surprises, les prothèses sont « essayées » en consultation. Notre choix s'oriente vers les implants en gel de silicone dont la consistance et l’aspect sont plus naturels. Il existe plusieurs marques de prothèses et donc plusieurs qualités. Nous utilisons depuis plus de 10 ans la marque PEROUSE.

En cas de rupture, le dégonflement de la prothèse dure 24 heures et le sérum physiologique est totalement réabsorbé par l’organisme. La rupture d’une prothèse de silicone passe habituellement inaperçue. Le gel de silicone étant très cohésif, la fuite de gel en cas de rupture est quasiment impossible. C’est un gage de sécurité. Le diagnostic en est facilité par l’imagerie (échographie)

Le vieillissement, la fragilisation et finalement la rupture des prothèses sont des phénomènes inévitables qui surviennent dans des délais très variables selon les individus (de 5 à 20 ans...). Il est indispensable de consulter votre chirurgien annuellement pour la surveillance de vos implants. L’industrie garantit les implants dix ans.


4. L’INTERVENTION CHIRURGICALE ET L’HOSPITALISATION


La patiente est hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention. Le chirurgien prend les photos et trace les dessins préopératoires. L’intervention se déroule sous anesthésie générale et dure moins d’une heure.

Différentes incisions sont possibles pour introduire la prothèse.
- voie axillaire
- voie péri-aréolaire
- voie trans-aréolaire
- voie sous mammaire

Deux sites d’implantation de la prothèse sont possibles :
- sous la glande mammaire
- sous le muscle pectoral

La longueur de la cicatrice est d’environ 3 cm et le chirurgien vous précisera la technique la mieux adaptée à votre cas. Ensuite, la patiente est placée en salle de réveil pendant environ une heure et demie. La patiente porte un pansement compressif et deux drains. Le départ est possible dès le lendemain de l’intervention, après l’ablation des drains. L’ordonnance de départ comprend des antibiotiques et des antalgiques.


5. LES SUITES OPERATOIRES


Les pansements sont gardés pendant une semaine, puis remplacés en consultation par un soutien-gorge de sport que vous devrez acheter. Vous pourrez alors prendre une douche. Les fils sont résorbables.. Les steristrips sont gardés 3 semaines.

Le soutien-gorge doit impérativement être gardé 3 semaines, jours et nuits (sauf avis contraire). La reprise du travail est possible après une semaine, et du sport après un mois. Le massage des seins n’est habituellement pas recommandé sauf cas particulier. Si les cicatrices sont sur l’aréole, il vous sera demandé de faire des U.V pour foncer la cicatrice après un mois. Les cicatrices doivent être massées après 2 mois. Les consultations à 1 mois, 3 mois et 1 an, permettent de juger de l’évolution du résultat.


6. CICATRICES et RESULTAT


Le résultat est acquis après deux mois, mais la souplesse et la sensibilité des seins ne sont retrouvées qu’après six mois.

La cicatrice est une séquelle très discrète mais obligatoire de cette chirurgie. Notre but est d’obtenir une cicatrice de la meilleure qualité possible. Son évolution dure de 6 à 12 mois. Elles sont fréquemment rouge et indurée au cours des premiers mois. Si la cicatrice est sur ou autour de l’aréole, vous devrez l’exposer au soleil (ou U.V.) pour la pigmenter. Leur qualité dépend de la technique chirurgicale et de facteurs propres à chaque patiente (tabagisme, âge, origine ethnique, type de peau…).


7. LES COMPLICATIONS


Toute intervention chirurgicale, sous anesthésie générale, comporte des risques dont l’énoncé est une obligation légale. Ces complications sont rares et dépendent de l’état général du patient, et de la complexité de l’intervention; elles sont majorées par le tabagisme.

Il existe des complications locales, qui peuvent être constatées immédiatement après l’intervention
- allergie au pansement (qui doit donc être retiré)
- déplacement des prothèses
- epanchement de lymphe ou de lait
- hématome (dont l’importance peut imposer une intervention en urgence)
- désunion de la cicatrice
- traumatisme de la prothèse par le chirurgien
- infection de la prothèse qui oblige au retrait précoce de celle-ci (repose possible après 6 mois)
- montée de lait

Les complications générales dépendent plutôt de l’anesthésie ou de l’installation :
- parésie ou paralysie des membres supérieurs
- phlébite
- embolie pulmonaire
- allergie aux produits anesthésiques
- arrêt cardiaque

Les complications peuvent allonger la durée d’hospitalisation, de soins et d’arrêt de travail.

Les complications à distance de l’intervention sont rares, et peuvent imposer l’ablation ou le remplacement des prothèses :
- rupture de la prothèse par traumatisme
- dégonflement ou gonflement de la prothèse
- formation d’une coque fibreuse péri prothétique (dans environ 5% des cas), qui produit un aspect inesthétique, et une dureté à la palpation
- calcification des tissus qui entourent la prothèse
- déplacement ou plicature de la prothèse
- douleur
- modification transitoire ou définitive de la sensibilité


8. REMARQUES


En cas de résultat insuffisant, une retouche chirurgicale est toujours possible sans honoraires supplémentaires. Une grossesse ou une variation de poids peuvent altérer durablement le résultat. L’allaitement reste possible. La sensibilité du mamelon n’est généralement pas affectée ou de façon transitoire pendant quelques semaines (diminution ou augmentation).

Cette opération n’augmente pas le risque de cancer du sein. Si la prothèse est placée en position correcte, le dépistage du cancer par la palpation et la mammographie n’est pas ou peu gêné mais peut perturber l’interprétation du résultat. La mammographie n’abîme pas les prothèses. La plongée sous-marine et l’aviation sont sans risque non plus (!).


9. CONCLUSION


Cette note d’information a pour but de vous informer clairement sur votre intervention. C’est une obligation légale du chirurgien. Tout point peut être précisé à votre demande. L’avis d’autres chirurgiens peut vous aider à prendre votre décision..

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