Intervention Hanches

Lifting Fesses Lyon

Il existe trois couches de graisse situées sous la peau :
- la première, très adhérente à la peau, mesure quelques millimètres d’épaisseur, et peut, si son épaisseur augmente, être à l'origine de la “cellulite”.
- la deuxième couche de graisse a une épaisseur variable selon la corpulence du patient. Cette graisse est particulièrement sensible au régime (graisse de réserve).
- la troisième couche de graisse est très profonde et se trouve au contact des muscles.

Sa répartition sur l’organisme est irrégulière et varie selon les individus. Cette graisse est très résistante au régime et responsable des irrégularités de la silhouette, comme la culotte de cheval, les poignées d’amour... (graisse de structure).

1. PRINCIPE DE L’INTERVENTION


La liposuccion est une invention française de la fin des années 1970, qui consiste à introduire sous la peau par une mini-incision, une canule reliée à un aspirateur. Sauf cas particulier, seule la graisse profonde doit être aspirée. La liposuccion n’a donc aucun effet sur la “cellulite”, et sera beaucoup plus efficace sur une patiente de poids normal. La liposuccion n’est pas une méthode d’amaigrissement.


2. CONDITIONS PREALABLES A L’INTERVENTION


Un poids normal ou proche de la normale est souhaitable avant l’intervention. Un bon état de santé physique et psychologique est également nécessaire. Le bilan pré-opératoire est obligatoire, et doit être effectué à la clinique dans les semaines qui précèdent l’intervention. Il comprend une consultation par le médecin anesthésique et des examens sanguins. L’arrêt du tabac est vivement conseillé.


3. L’INTERVENTION CHIRURGICALE ET L’HOSPITALISATION


La patiente est hospitalisée la veille ou le matin de l’intervention. Le chirurgien prend les photos et trace les dessins pré-opératoires. L’intervention se déroule sous anesthésie locale, locorégionale ou générale en fonction de la localisation. La durée de l’intervention est variable selon la quantité de graisse à retirer. Ensuite, la patiente est placée en salle de réveil pendant environ une heure. La durée d’hospitalisation est de 12 à 24 heures.


4. LES SUITES OPERATOIRES


Immédiatement après l’intervention, le patient doit porter un vêtement compressif. Le pansement des mini-incisions doit être désinfecté une fois par jour. Il ne faut pas retirer les stéristrips avant 15 jours. Les fils de suture utilisés sont résorbables. La douleur post-opératoire est variable selon les individus et calmée par des antalgiques.

Localement, la zone liposucée devient ecchymotique (bleue), gonflée d’œdèmes, et d’aspect irrégulier. La douleur disparaît en une semaine, l’ecchymose en une dizaine de jours, et le gonflement s’atténue progressivement en un à deux mois. Pour nous, les massages et autres drainages lymphatiques (LPG°, CelluM6°) sont contre indiqués pendant 2 mois pour que la peau se recolle correctement. Des consultations à 1 mois, 3 mois et un an permettent de juger de l’évolution du résultat.


5. CICATRICES et RESULTAT


Le résultat est acquis en deux mois environ, la souplesse des tissus revient en 6 mois.
Il est habituel de recourir à deux incisions de 5 millimètres par zone opérée. Ces petites cicatrices sont placés dans des endroits très discrets mais sont une séquelle obligatoire de cette chirurgie. Leur évolution dure de 6 à 12 mois. Elles sont fréquemment rouges et indurées au cours des premiers mois, période pendant laquelle elles doivent être protégées du soleil (écran total).

Leur qualité dépend de la technique chirurgicale et de facteurs propres à chaque patiente (tabagisme, âge, origine ethnique, type de peau...). Leur massage permet d’accélérer leur évolution. La disposition des cicatrices est variable selon les patientes et vous sera précisée par le chirurgien.


6. LES COMPLICATIONS


Toute intervention chirurgicale, sous anesthésie, comporte des risques dont l’énoncé est une obligation légale. Ces complications sont très rares et dépendent de l’état général du patient, et de la complexité de l’intervention; elles sont majorées par le tabagisme.

Il existe des complications locales, qui peuvent être constatées immédiatement après l’intervention :
- allergie au pansement (qui doit donc être retiré)
- epanchement de lymphe
- hématome (dont l’importance peut imposer une intervention en urgence)
- désunion de la cicatrice
- infection
- nécrose cutanée
- perforation d’un organe par la canule

Les complications générales dépendent plutôt de l’anesthésie ou de l’installation :
- parésie des membres
- phlébite
- embolie pulmonaire
- allergie aux produits anesthésiques
- arrêt cardiaque

Les complications peuvent allonger la durée d’hospitalisation, de soins et d’arrêt de travail.

Les séquelles à distance de l’intervention sont rares :
- douleurs
- sensations de picotements
- diminution ou perte de la sensibilité de la peau
- anomalie de la cicatrice (hypertrophie, cheloide, dyschromie, élargissement...)
- hyper pigmentation de la peau
- irrégularité de la surface de la région traitée
- séquelles d’une complication


7. REMARQUES


En cas de résultat insuffisant (asymétrie entre deux cotés, aspect irrégulier de la peau,...), une retouche chirurgicale apporte généralement toute satisfaction. Les retouches ne font pas l’objet d’honoraires du chirurgien ou de l’anesthésiste. Une grossesse ou une variation de poids peuvent altérer durablement le résultat.


8. CONCLUSION


Cette note d’information a pour but de vous informer clairement sur votre intervention. C’est une obligation légale du chirurgien. Tout point peut être précisé à votre demande. L’avis d’autres chirurgiens peut vous aider à prendre votre décision..

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